Philosophie - Phénoménologie

ABRAM David (2013). Comment la terre s’est tue. Pour une écologie des sens.

On adore ce livre de David Abram, qui semble coller avec le projet de Let-Know Café. L'auteur commence par nous présenter les philosophies de Edmund Husserl et Maurice Merleau-Ponty, et le livre évolue dans une sorte de magie vers les bonnes questions et réactive l'expérience d'un monde au présent. Il fait naître une envie, celle de retrouver un rapport animiste avec ceux qui sont juste là : "Manifestement, quelque chose manque, manque terriblement"...

 

ABRAM David (2013). Comment la terre s’est tue. Pour une écologie des sens. Paris : la Découverte, 248 p.

BALAZUT Joël (2020). Heidegger et l’essence de la poésie.

Voici un livre qui nous a bien éclairé. La philosophie de Martin Heidegger n'est pas une promenade facile. Il faut s'y plonger, s'y situer, voir l'ombre et trouver la lumière. Joël Balazut nous guide tout droit vers ce qui nous intéresse le plus chez Heidegger : la poésie mythique, celle qui métaphorise le monde pour le rendre plus largement accessible. Entre essence de la poésie, question de l'être, et réveil des Titans, laissez-vous aller dans ce très bon bouquin !

BALAZUT Joël (2020). Heidegger et l’essence de la poésie. Paris : L’Harmattan, 121p.

HUSSERL Edmund (1931). Méditations cartésiennes. Introduction à la phénoménologie.

Edmund Husserl est un homme très important, un homme mystère. Sa philosophie est si riche, si clairvoyante, qu'il est étonnant qu'il tienne aussi peu de place dans nos vies. Si tu veux te plonger dans sa phénoménologie, les méditations cartésiennes sont une bonne porte d'entrée. Le livre est une sorte de synthèse de son œuvre délivrée à l’occasion deux conférences d’introduction à la phénoménologie qu’il prononça à Paris, à la Sorbonne, les 23 et 25 février 1929. Ce n'est pas facile à lire, mais ça change la vie !!

HUSSERL Edmund (2001). Méditations cartésiennes. Introduction à la phénoménologie. Paris : Vrin, 256p.

MERLEAU-PONTY  Maurice (1964).  Le visible et l’invisible.

Merleau-Ponty est un de nos maître. Ils nous plaisent, lui et sa phénoménologie. On a aimé ce livre qu’il a écrit juste avant de mourir et que certains ont osé publier après sa mort. Pas évident en fait cette idée de publier un document de travail, sans l’aval de celui qui l’a travaillé. On aime cet auteur qui nous parle de nos mondes privés. On aime celui-là qui comprend que la vision est « palpation par le regard ». On aime cette tirade du rouge pages 172-173. À lire ++.

MERLEAU-PONTY, Maurice (1964). Le visible et l’invisible. Paris : Gallimard, 359 p.